
À 48 heures du 15 septembre, Martin Fayulu et la C64 intensifient les préparatifs à Kinshasa
Kinshasa, 13 septembre 2026 — À deux jours de la mobilisation annoncée devant le Palais du Peuple, Martin Fayulu et la Coalition Article 64 (C64) poursuivent les préparatifs de la manifestation du 15 septembre …
Kinshasa, 13 septembre 2026 — À deux jours de la mobilisation annoncée devant le Palais du Peuple, Martin Fayulu et la Coalition Article 64 (C64) poursuivent les préparatifs de la manifestation du 15 septembre 2026. L’événement doit coïncider avec la rentrée parlementaire et sera consacré, selon ses organisateurs, à la défense de l’ordre constitutionnel et de l’État de droit.
La C64 saisit officiellement les autorités de Kinshasa
Le 11 septembre, la C64 a officiellement informé l’Hôtel de ville de Kinshasa de la tenue de la manifestation. Les organisateurs prévoient des participants provenant de différents points de la capitale, avec un rassemblement devant le Palais du Peuple dans la matinée, suivi de la remise d’un mémorandum aux autorités compétentes.
Cette démarche constitue une nouvelle étape dans une mobilisation annoncée depuis plusieurs semaines par la coalition, qui rassemble notamment Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Moïse Katumbi, Augustin Matata Ponyo et Delly Sesanga.
Martin Fayulu au cœur des consultations politiques
À l’approche du 15 septembre, Martin Fayulu poursuit également les échanges avec différentes forces politiques. Le Parti démocrate et social-chrétien (PDSC) a ainsi annoncé le 12 septembre sa participation à la manifestation après une rencontre avec le président de l’ECiDé.
Le PDSC précise ne pas adhérer formellement à la C64, mais affirme soutenir cette initiative en raison de son opposition à une modification des dispositions constitutionnelles qu’il considère comme intangibles.
Cette adhésion ponctuelle montre que la mobilisation du 15 septembre dépasse désormais le seul cadre des cinq principales formations constituant la C64.
Une mobilisation centrée sur la Constitution
Pour Martin Fayulu et ses partenaires, l’objectif déclaré est de s’opposer à toute procédure qui pourrait, selon eux, conduire à une modification des règles constitutionnelles relatives à la durée et au nombre des mandats présidentiels.
La C64 considère notamment que les développements autour de la législation référendaire nécessitent une vigilance particulière de la population et du Parlement. Elle affirme vouloir défendre les dispositions constitutionnelles protégeant la limitation des mandats.
Ces préoccupations sont contestées par d’autres acteurs politiques, et le débat sur les consultations, le dialogue politique et l’avenir institutionnel du pays reste fortement polarisé.
Le 15 septembre, une journée sous forte attention politique
La date choisie n’est pas anodine : le Parlement congolais doit également effectuer sa rentrée parlementaire le 15 septembre. Le Palais du Peuple devrait donc être au centre de l’attention politique et médiatique.
Une autre organisation, la Jeunesse Républicaine, a par ailleurs annoncé une manifestation le même jour à Kinshasa, avec un message politique opposé à celui de la C64 et favorable au dialogue initié par le chef de l’État.
Le déroulement de ces différentes mobilisations devrait ainsi être particulièrement surveillé.
L’ECiDé mobilise également la diaspora
L’ECiDé a parallèlement sollicité la diaspora congolaise afin qu’elle contribue à l’organisation et à l’accompagnement logistique de la mobilisation. Le parti présente cette démarche comme une manière de permettre aux Congolais vivant à l’étranger de participer indirectement à l’initiative.
À quarante-huit heures de l’événement, Martin Fayulu apparaît ainsi comme l’un des principaux acteurs de la préparation politique de cette journée, entre consultations avec d’autres formations, mobilisation de l’ECiDé et coordination avec les partenaires de la C64.
La coalition affirme que sa manifestation sera pacifique et demande aux autorités de prendre les dispositions nécessaires pour assurer la sécurité des participants.
15 septembre 2026 : Kinshasa aura donc les yeux tournés vers le Palais du Peuple, où mobilisation citoyenne, rentrée parlementaire et confrontation des différentes visions politiques du pays devraient se croiser.






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