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DIEUDONNÉ MAKAYANGA, COORDINATEUR CDP/YOUTH USA, SAISIT WASHINGTON ET L’ONU RDC : face aux risques d’escalade et aux menaces proférées par un cadre de l'UDPS
Martin Fayulu 19 Oct 2026 · 19:40 · 8 min de lecture
ACTUALITÉ ECIDé

DIEUDONNÉ MAKAYANGA, COORDINATEUR CDP/YOUTH USA, SAISIT WASHINGTON ET L’ONU RDC : face aux risques d’escalade et aux menaces proférées par un cadre de l'UDPS

#RDC : l’appel de Dieudonné Makayanga à protéger les civils face aux risques d’escalade et aux menaces proférées par un cadre de l’UDPS **Dans une lettre datée du 18 octobre 2026, Dieudonné Makayanga; coordinateur …

#RDC : l’appel de Dieudonné Makayanga à protéger les civils face aux risques d’escalade et aux menaces proférées par un cadre de l’UDPS

**Dans une lettre datée du 18 octobre 2026, Dieudonné Makayanga; coordinateur de CDP/Youth USA, militant et défenseur des droits humains, appelle les institutions internationales à prévenir une nouvelle tragédie en République démocratique du Congo. Quelques jours plus tard, les déclarations de Fils Mukoko sur une distribution d’armes et les menaces visant les Occidentaux à Kinshasa ont suscité des condamnations, y compris au sein de l’UDPS, avant l’annonce de son arrestation.**

Depuis Dallas–Fort Worth, au Texas, Dieudonné Makayanga adresse son appel au Bureau des affaires africaines du département d’État américain, au Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme et à Human Rights Watch. Son message place la protection des populations au centre de toute réponse à la crise congolaise.

Dans les deux pages de la lettre transmise à notre lecture, l’auteur évoque le risque d’une confrontation entre les Forces armées de la République démocratique du Congo et des groupes armés présentés comme associés à Joseph Kabila. Il précise toutefois que les informations en circulation nécessitent une vérification indépendante et qu’une telle confrontation ne peut être considérée comme certaine.

Cette réserve constitue un élément essentiel du document : Makayanga formule une alerte préventive, sans présenter les scénarios qu’il redoute comme des événements déjà établis.

### Des menaces visant les Occidentaux à Kinshasa

La vidéo jointe au dossier présente Fils Mukoko comme un cadre de l’Union pour la démocratie et le progrès social. Les propos rapportés par plusieurs médias évoquent une distribution d’armes dans des lieux publics, notamment les terrains de football, les églises et les universités. L’intervenant menace également les ressortissants occidentaux présents à Kinshasa et annonce une mobilisation devant l’ambassade de Belgique. Ces déclarations ont été relayées publiquement le 21 octobre.

Il faut cependant distinguer les déclarations de ce responsable de la position officielle de son parti. L’UDPS s’est désolidarisée de Fils Mukoko et a condamné les initiatives visant à distribuer des armes à la population hors du cadre légal. Le gouvernement a également condamné ses propos.

Le ministre de la Justice, Guillaume Ngefa, a annoncé le 22 octobre l’arrestation de Fils Mukoko à la suite de la diffusion de la vidéo. Selon Radio Okapi, cette annonce a été faite lors d’un briefing de presse avec le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya. Cette procédure ne constitue pas, à elle seule, une condamnation judiciaire.

Les documents examinés ne permettent pas d’établir qu’une distribution d’armes annoncée dans ces déclarations a effectivement eu lieu. Ils ne permettent pas davantage d’affirmer que ces menaces visaient personnellement Dieudonné Makayanga.

### Une lettre antérieure à la diffusion de la vidéo

La chronologie mérite d’être soulignée : la lettre porte la date du 18 octobre 2026, tandis que la diffusion publique de la vidéo est rapportée le 21 octobre. Le courrier ne peut donc pas être présenté, sur la seule base de ces pièces, comme une réaction à cette diffusion.

Une photographie jointe montre également un justificatif d’envoi recommandé international adressé au Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme à Genève. Ce document renseigne une démarche d’expédition ; il ne suffit pas à établir la réception du courrier ni une réponse de l’institution.

L’appel de Makayanga et les déclarations de Mukoko mettent néanmoins en lumière une même question : la sécurité des personnes face à une possible aggravation des tensions. Dans sa lettre, le défenseur des droits humains demande de privilégier la prévention, la documentation des violations et un dialogue politique inclusif.

### Protéger les populations et ouvrir une voie politique

Enfants, femmes enceintes, personnes âgées, personnes handicapées et familles civiles figurent parmi les populations auxquelles l’auteur demande d’accorder une attention particulière.

Makayanga estime qu’une réponse exclusivement militaire ne peut garantir une paix durable si les causes politiques de la crise restent sans solution. Il préconise un dialogue réunissant les autorités, les forces politiques, l’opposition, la société civile et les autres acteurs concernés.

Il précise aussi qu’un tel dialogue ne doit pas être interprété comme une approbation de la violence ou d’un groupe armé. Son objectif déclaré demeure la prévention des souffrances et la recherche de compromis pacifiques.

Le texte intégral de la lettre est reproduit ci-dessous dans une traduction française de l’original anglais fourni.

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## Lettre intégrale de Dieudonné Makayanga — traduction française

**DIEUDONNÉ MAKAYANGA**
Coordinateur CDP/Youth USA
Militant et défenseur des droits humains
Dallas–Fort Worth, Texas, États-Unis

**Téléphone :** +1 682 406 9819
**Courriel :** dieudonnemakayanga6@gmail.com

**Date : 18 octobre 2026**

**À l’attention de :**

1. **Département d’État des États-Unis — Bureau des affaires africaines**
2201 C Street NW, Washington, DC 20520, États-Unis

2. **Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme — HCDH**
Palais des Nations, 1211 Genève 10, Suisse

3. **Human Rights Watch**
1441 Broadway, 14e étage, New York, NY 10018, États-Unis

### ALERTE URGENTE SUR LE RISQUE D’ESCALADE MILITAIRE EN RDC ET APPEL À UN DIALOGUE NATIONAL INCLUSIF POUR PROTÉGER LES VIES HUMAINES

Mesdames, Messieurs les responsables,

En ma qualité de coordinateur CDP/Youth USA, de militant et de défenseur des droits humains, je vous écris afin d’attirer votre attention sur des préoccupations relatives à la situation politique et sécuritaire en République démocratique du Congo — RDC.

Le risque d’une éventuelle confrontation entre les Forces armées de la RDC — FARDC — et des groupes armés qui seraient associés à Joseph Kabila, selon des informations actuellement en circulation qui nécessitent une vérification indépendante, suscite de graves inquiétudes quant aux conséquences humanitaires auxquelles la population congolaise pourrait être confrontée.

Bien qu’une telle confrontation ne puisse être présentée comme certaine, il est essentiel que la communauté internationale agisse de manière préventive afin d’éviter une nouvelle tragédie humaine.

### I. PROTÉGER LES CIVILS ET LES PERSONNES VULNÉRABLES

En cas d’escalade militaire, les civils pourraient figurer parmi les premières victimes, notamment :

- Les enfants de moins de dix ans, qui pourraient subir des blessures, des déplacements forcés et des séparations familiales.
- Les femmes enceintes, qui pourraient perdre l’accès aux soins obstétricaux et aux services médicaux essentiels.
- Les femmes et les hommes âgés, qui pourraient être particulièrement vulnérables aux violences et aux difficultés d’évacuation.
- Les personnes handicapées et les autres groupes vulnérables.
- Les familles civiles, qui pourraient perdre des proches, leur logement et leurs moyens de subsistance.

La vie d’un enfant, d’une femme enceinte ou d’une personne âgée ne doit jamais devenir le prix des rivalités politiques ou militaires. La protection des civils doit être une priorité absolue.

### II. LE DIALOGUE NATIONAL INCLUSIF : UNE VOIE À PRIVILÉGIER POUR UNE PAIX DURABLE

Nous estimons qu’une réponse fondée exclusivement sur des moyens militaires ne peut, à elle seule, garantir une paix durable si les causes politiques sous-jacentes de la crise demeurent sans solution.

Nous appelons donc les autorités congolaises, les forces politiques, les groupes d’opposition, les représentants de la société civile et les autres parties prenantes concernées à privilégier un dialogue national crédible et véritablement inclusif, visant à trouver des solutions pacifiques à la crise.

Un tel dialogue devrait :

- Réunir les principales forces politiques et les composantes représentatives de la société congolaise.
- Examiner les causes politiques et institutionnelles de la crise ainsi que les moyens de rétablir la confiance.
- Contribuer à désamorcer les tensions et rechercher des engagements concrets en faveur de la paix.
- Placer la protection des civils et le respect des droits humains au centre des discussions.
- Bénéficier d’un soutien international crédible et impartial, si les parties le jugent utile.

Un dialogue national inclusif ne doit pas être considéré comme une approbation de la violence ou d’un quelconque groupe armé. Il s’agit d’un processus politique destiné à prévenir de nouvelles souffrances, à rechercher des compromis pacifiques et à construire une paix durable.

### III. NOS DEMANDES AUX INSTITUTIONS INTERNATIONALES

**Au département d’État des États-Unis :**

- Accroître l’attention diplomatique portée à la situation sécuritaire en RDC.
- Soutenir les initiatives destinées à prévenir les violences et à protéger les civils.
- Encourager les efforts diplomatiques favorisant un dialogue national inclusif.

**Au Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme :**

- Examiner les informations crédibles concernant les risques de violations des droits humains.
- Accorder une attention particulière aux enfants, aux femmes enceintes, aux personnes âgées et aux autres groupes vulnérables.
- Soutenir les mécanismes de prévention, de documentation et de mise en cause des responsabilités lorsque des violations se produisent.

**À Human Rights Watch :**

- Examiner de manière indépendante les informations disponibles sur les risques auxquels les civils sont exposés.
- Documenter toute violation présumée sur la base d’éléments de preuve vérifiables.
- Sensibiliser les acteurs nationaux et internationaux à la prévention des violences et à la protection des civils.

### IV. NOTRE APPEL SOLENNEL À LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE

Mesdames, Messieurs les responsables,

Nous vous exhortons à ne pas attendre qu’une catastrophe humanitaire survienne avant d’agir.

La RDC a besoin de paix, de sécurité, de justice et du respect des droits fondamentaux. Les enfants doivent pouvoir grandir sans craindre la violence. Les femmes enceintes doivent pouvoir accéder aux soins médicaux. Les personnes âgées doivent pouvoir vivre dans la dignité et la sécurité.

Nous appelons donc les institutions internationales à soutenir des initiatives diplomatiques préventives et à encourager un dialogue national inclusif comme moyen de rechercher une solution politique pacifique et durable à la crise en RDC.

Notre appel est motivé par la volonté de protéger les vies humaines, de défendre les droits fondamentaux et de prévenir une nouvelle tragédie. Il n’a pas pour objet de justifier la violence ou d’attribuer des responsabilités sans éléments de preuve vérifiables.

Nous restons disponibles pour fournir les informations et documents pertinents en notre possession, tout en respectant la sécurité des témoins et des personnes concernées.

Nous espérons que cet appel retiendra votre attention et contribuera à des actions concrètes en faveur de la paix en République démocratique du Congo. Veuillez agréer, Mesdames, Messieurs les responsables, l’expression de ma haute considération.

**DIEUDONNÉ MAKAYANGA**
Coordinateur CDP/Youth USA
Militant et défenseur des droits humains

**Téléphone :** +1 682 406 9819
**Courriel :** dieudonnemakayanga6@gmail.com

**Signature :** [signature manuscrite sur l’original]

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